Un cheval de Troie menace de vous priver d'internet

le 13.01.2012, 13h00

La Confédération demande à tous les internautes de soumettre leurs ordinateurs à un test de dépistage en ligne. Un maliciel particulièrement perfide pourrait avoir infecté de nombreuses machines en Suisse.

Des milliers d’ordinateurs pourraient se voir privés d’internet le 8 mars prochain. La raison? Un cheval de Troie (Trojan) baptisé DNS-Changer. Le maliciel, qui s’installe à l’insu des utilisateurs a infecté au moins 33 000 PC et Macs rien qu’en Allemagne. On ne connaît pas l'étendue des dégâts en Suisse, mais la Confédération prend le problème très au sérieux, comme en atteste un communiqué publié le 11 janvier 2012.

Une fois en place, le Trojan manipule la configuration DNS, essentielle pour surfer sur internet. Les navigateurs ainsi piratés redirigent les internautes vers des pages frauduleuses. Il s’agit souvent de copies de sites populaires, mais agrémentés de publicités pour des médicaments illégaux.

Black-out le 8 mars?

Le FBI a arrêté en novembre dernier le réseau criminel derrière DNS-Changer lors d’une razzia à New York. Les serveurs DNS des malfrats ont été remplacés par des serveurs DNS légitimes afin d’aiguiller les ordinateurs contaminés vers les sites légitimes.

Problème: les serveurs du FBI seront débranchés le 8 mars. «À partir de ce jour, les ordinateurs infectés ne seront plus en mesure de résoudre les noms de domaine, et les utilisateurs ne pourront donc plus atteindre les sites Web», prévient MELANI. Suivant l’utilisation qui est faite de la machine, par exemple dans le domaine médical, cette coupure du réseau «peut entraîner de graves problèmes», poursuivent les experts de la Confédération.

Dépistage en ligne

C’est pourquoi MELANI tire la sonnette d’alarme. La centrale recommande aux internautes de scanner leur ordinateur pour localiser le dangereux Trojan. Un test en ligne vient d'être mis en place par les autorités allemandes. Un message d’alerte apparaîtra si une infection est détectée. En cas de mauvaise nouvelle, les experts de la Confédération recommandent de s’adresser à un spécialiste informatique.

(Newsnet)